mardi 25 avril 2017

LA VOIX DE CAMARADES - Mitsou et Poésies non hallucinées.


LIVRE À PARAÎTRE DE NOTRE CAMARADE 
Alain Marc
[Nous lui avons consacré, le 13.03.2017, une page du blog : Ffwl Lleuw
que vous pouvez toujours consulter via les archives de ce blog]

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MESSAGE DE NOTRE CAMARADE SAURIENNE
FANNY GARIN
[NOUS lui avions consacrée, le 14 avril 2017, une page blog : Fleuw Lleuw
que vous pouvez toujours visiter via l'historique du blog]



Chers tous,

Le spectacle Mitsou [dans lequel je joue]
Adapté de Colette et mis en scène par Angèle Peyrade
Se jouera le 4 mai et le 12 mai, à 20h30 à l'Espace Beaujon. 

Et je serais vraiment ravie de vous y voir!

(Et maintenant, quelques informations officielles, adresse, précisions...)



Mitsou, d'après Colette


adaptation et mise en scène d'Angèle Peyrade



avec Fanny Garin



« Il faut que je vous revois parce que je suis toute changée, et je crois bien que je vous aime. »

  Mitsou et son Lieutenant Bleu s'étaient vu une fois. Pendant deux mois, ils se sont écrit, ils ont appris à s'aimer. Sans se voir. Et puis il est revenu. Ils se sont revus, parlé, connus. Il est reparti. Mitsou est seule sur une scène vide. Elle écoute de la musique. Elle regarde les gens entrer. Elle vient de recevoir une dernière lettre du Lieutenant Bleu. Elle va devoir lui répondre. Elle l'aime, peut-être, sûrement, mais de lui, c'est comme si elle ne savait plus rien. Alors Mitsou lit, relit et s'interroge.

Momentanément à court de mots, elle choisit de retraverser, en s'appuyant sur le regard du public, qui devient tant un témoin objectif qu'un autre Lieutenant Bleu, ceux qu'ils se sont déjà écrits. Elle tente de raconter et de donner corps à leur histoire, pour se donner du temps, peut-être, ou pour parvenir à faire face à tout ce qu'elle a peur de comprendre.


Les 4 mai et 12 mai 2017 à 20h30
à l'Espace Beaujon, 208, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

Et un petit teaser...
(réservations àsensopposetheatre@gmail.com) 


vendredi 21 avril 2017

FRANCOIS IBANEZ - Poésie & Rock'n roll...


François, rockeur devant l'éternel, faisant partie du tout petit milieu punk, rock'n'roll, garage de la ville de Nice. Plus d'une douzaine de disques parus, seul ou en groupes sur des labels internationaux. Quelques incursions en poésie depuis quelques années, le format "chanson" ne suffisant plus. Trop coincé, trop cadré, trop asservi au rythme. Quelques moments de liberté, une vraie tentative de créer un langage personnel et l'évitement des modes, notamment celle de la neutralité à tout prix, de l'esthétisme et de l'anti-lyrisme. Il s'agit plus d'une écriture qui repose sur l'émotion qu'une manœuvre artistique particulière".




MALEDICTION

Coulée des prémices
L'interstice accusé en fond
Je blêmis toujours
Me dévoile
Et me détruit
Mes genoux se fissurent
Mes poignets blessés par les
Forces qui retiennent le silence
La route lourde et faible
Mes pas s'enlisent des parchemins de vase
Accroché au pire
Par
Une
Malédiction au parfum mièvre


VERT ET LUMIERE
La prairie verte aux couleurs saturées
Transperce le bleu du ciel
Ces vagues
Qui
Rythment
Le flux sanguin
Les mots
S'enfoncent dans le bitume
L'écho noyé dans le vent


À DEUX PAS

Des connexions
Tracent une ligne
Sinueuse dans le vide
Elle, lisant mais

Les rouges
Sans source ni concept
Connexions
Télépathiques découvrent
Les idées
Les fantasmes ailés
J’adhère à l’esprit
Qui
Jaillit dans
Un tumulte de silence
François Ibanez alias Arsenes Obscene est guitariste dans de nombreux
groupes rock, notamment en région niçoise, il chante aussi à l'occasion
et apparaît en groupe ou en solo sur de nombreux disques.
voir : http://arseneobscene.wifeo.com/

COURRIERS [2] FFLW LLEUW - extraits -














PARCE QUE NOUS...
ECHANGEONS AUSSI !
Mots noirs du monde sur papier blanc des forêts- 1/5.
de John M. Bennett

De Ka.dak...
...[...] Bien reçu, hier, votre/notre nouvelle livraison côté jardin dans un panier de bourgeons 
et de soleil qui étire délicieusement l'heure du café et enhardit la lecture.

Livraison de guerriers de lumière un peu sidérés, un peu cabossés,
un peu hagards, un peu crépusculaires à l'image du décor
dans lequel tels des insectes à peine supérieur entre chien et loup,
nous nous mouvons...

Nous avons bien besoin de toutes ces béquilles pour avancer [...]

De Gilles Laffay, msg...
...Merci pour ton message lol tu me fais rire ici
combien des oeufs ? 
Bises. Ton gros bbb.

Du Docteur Norbert-Norbert Barbe...
...Je donnerai une épigraphe à l'ensemble (sur nos sociétés contemporaines),
issu de votre site et de la publication de ce jour également;
' peau de langue mue salive salutaire en granulés-gréco-mercenaires quand tremble membrane tribale en murmures de briques et criquets entonnant pendant que trombone en sourdine trompe la bonne qui stcratche péril en vinyl car tombe-là nombre lamentations en tas de poussières tapotent tambouille fermentée '

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NOUS avons appris le décès de Michel Prades 
qui animait ,depuis 1999, la "pauvre" revue mensuelle de poésie
LIBELLE.
Ses amis poursuivent l'aventure...

mercredi 19 avril 2017

COURRIERS [1] FFWL LLEUW - extraits



Le Flwl Lleuw est bien arrivé, au u.s.a,  chez John M.Bennett...
...et NOUS espérons qu'il sera bientôt chez Cheryl Peen en Afrique du Sud et
au Nicaragua chez le Docteur Norbert-Bertrand Barbe.

NOUS aimerions étendre notre rayonnement international alors si vous avez des propositions,
des contacts n'hésitez pas ! D'avance merci

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Quelques échos suite à nos dernières pages blogLleuw's et au Ffwl Lleuw n°8

De  Gilles Laffay [supporter de l'Empereur Neron]...
... ' [...] j'ai reçu Ffwl Lleuw 8. Prodiges de mises en pages et de dessins serrés par des poèmes. Je suis content d'en être. Bises Carthaginoises.'

De Francis Carpentier [ami de Gérard Honoré décédé le... ]...
...' [...] voilà, Christian, c'est fait, j'ai lu Kosmos de Gérard... Ce fut un bel après midi sur le bord de la Mayenne, face à ce moulin de Grez-Neuville... Je termine la soirée en écoutant Josh White "Jesus Gonna Down in my Dying Bed" , c'est par lui que j'ai découvert le blues [...].

Alain Brissiaud dont le prochain livre 'Jusqu'au coeur' ...
...Juste un message de trois mots : Father Death Blues.

Alain Marc qui a mis certains mots et certaines suggestions, 
de Christian-Edziré Déquesnes, en bon ordre...
...Cher Christian

Merci, tout d'abord, pour ta belle mise en page sur fond rouge et avec graffs et mots détournés du plus bel effet du Ffwl Lleuw 8. Anne est elle aussi très heureuse de ta belle mise en 2 pages de son texte.

Je t'écris donc car ayant vu que tu avais ouvert un blog sur le sujet cela m'a fait repensé au tout petit travail que j'avais commencé sur le sujet avec tes mots à Anne justement. Aussi, que j'aime beaucoup ce texte magnifique que tu y as mis en ligne et m'étant dédicacé - Boyau-4.

Voici donc :
Surromantisme bleuNUIT


Qu'est-ce que le

Surromantisme
bleuNUIT ?  Le
romantisme, NOUS
pouvons dire que c'était
: "Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel état
j'erre ?"  Or en ce début
de siècle 21 (déjà bientôt 2 décennies !?),
ne pouvons-NOUS pas dire qu'il y a cette triple question qu'aucun intellectuel universitaire, penseur ou politique ne peut 
clairement et à HAUTE VOIX poser : " QUI SOMMES-NOUS ? OÙ
ALLONS-NOUS ? DANS QUEL ETAT ERRONS-NOUS ? "  Il
faut peut-être y
répondre par
"l'invention" du Romantisme et
bleuNUIT que nous
appellerons Surromantisme
bleuNUIT car la nuit de NOUS, l'Humanité nous
paraît si sombre ! Le surromantisme bleuNUIT 
pourrait être une réponse communautaire
au vide spirituel auquel,
hélas, NOUS devons faire face avec la faillite de nos élites de tous poils.

Christian-Edziré Déquesnes
JOHN M. BENNETT 
voit ROUGE

Demain la suite du courrier - extraits - de Ffwl Lleuw.

jeudi 13 avril 2017

CAROLE CARCILLO


Petite calligraphie de chant d'oiseau
par Carole Carcillo Déquesnes
"Je regrette le ciel dit le ciel posé 
sur le bâton de l'homme en attente de parole
quand l'homme parle"
Guy Viarre, 
Tautologie une et autres textes,
Flammarion 2007.

À propos de l'écrit-mots de Carole Icelle Carcillo

Pas de lieu ni de date de naissance mais ciel qui ouvre gorge de l'oiseau-mot et poussières l'Univers au silence de prose dentelée prose au magique de la petite surprise parfois bien plus importante à chaque ligne. Pas d'indiscrétion ni de jonglerie de style mais Musique qui dépose paume de main en douceur au front de l'autre sens vers courts animés vers sans vain point de détail ou si alors bien plus. Il ne s'agit pas vraiment d'écrire de la prose des vers car Elle perdrait l'essentiel à écrire 'vers conventionnels'... ou non... aussi identique pour la pose prose courte ou cascade 'normative' Elle perdrait sa respiration primale et spirituelle de l'Humanité alors enfin c'est autre cet autre sens dont on ne sait plus comme pour l'éclair dans le regard de l'indien Chinook voir la bienveillante porte amie. Bien sûr sans cesse la renaissance renouvelée sans cesse de l'Amour céleste d'Icelui et sa tonitruante lumière silencieuse LÀ déposées LÀ sans désolation aucune mais à l'évidence d'Icelle.

Christian-Edziré Déquesnes


Personne n'écrit personne. Pas plus qu'un char n'arrête l'aube, la trace ensanglanté du silence n'abroge l'espoir de toucher la disparition de nos leurres la parole. Il n'y a aucun visage d'aucun nom à espérer déposer au-dessus des miradors du sens. Guettez-vous prisonniers, et tâcher d'épier le sursaut de vos chaînes. Personne n'écrit personne. Pas plus qu'une fuite arrête le temps, la course désespérée où sa clémence sous le pied parchemine l'exacte mesure de nos chairs. Bès de bouches où plus rien quand vouloir signifier, guettez-vous espérer la remise avalée de votre liberté. Personne n'écrit personne. Pas plus qu'une source ne pousse l'ombre la stricte verticalité des arrachements du dire traîne la rémanence de sa disarition.
Carole Carcillo Déquesnes

Bibliographie :
- Foulèes désultoires - 2012, Editions du Cygne.
- À contre Murailles - 2013. Les éditions du Littéraire.
- Variation d'indicible l'A - 2016. Supplément au périodique Ffwl Lleuw (n°7).
- Le sursis en conséquence (avec des illustrations de Jean Attali). - 2017, à paraître, Les éditions du Littéraire.


"Ils parlent et en même temps ils se tiennent le coeur nulle idiosyncrasie ils se tiennent le coeur le vaste phénomène nulle idéation dans leur coeur dans leur discours tu montes ils parlent la parole les précède les presque contient non elle ne les contient pas plus, toujours courir vivre comme on dit voir, aller parfaire, aller abandonner, enterrer l'infini avec l'os."

Guy Viarre, Tautologie une et autres textes, Flammarion 2007.

Les deux citations de Guy Viarre sont le choix de Carole Carcillo Déquesnes.
Les choix des vignettes musicales sont de Christian-Edziré Déquesnes.

mardi 11 avril 2017

CHERYL PENN


Poésie concrète de Cheryl Penn
Cheryl Penn [Afrique du Sud] collabore de plus en plus régulièrement à l'aventure :
LE MOULIN DES LOUPS - Ffwl Lleuw.
Elle nous à rejoins via la filière LUNATE BISONTE de John. M Bennett 
avec qui elle a déjà plusieurs fois collaboré.



Cet : The Authentic Massacre Of the Innocent Image Painting # 101.
sera traduit dans le prochain Ffwl lleuw n°9 par Andréa Mesrobian.

dimanche 9 avril 2017

ROLAND VAN CAMPENHOUT - 2 Goûters-concerts de Saint Amand-les-Eaux

Organisé de main de maître par Flup Kola de la médiathèque,Cela c'est passé
 à Saint Amand-les-Eaux, le vendredi 7 avril 2017. Goûters-concerts une formule
simple et conviviale qui permet de 16h30 à 17h30 et de 18h30 à 19h, aux enfants
accompagnés de leurs enseignants ou parents de découvrir des artistes et des Musiques
qui diffèrent de ce qu'habituellement il est imposé de consommer.
Et les enfants étaient aux Anges du Blues...



*

IL FAIT DANSER LES ENFANTS SUR LE BLUES

Parce qu’il est le lierre sans le tronc, non dénudé des racines mais neuves et toujours recommencées là où s’étend l’Humanité, Roland Van Campenhout fait danser les enfants sur le blues. Il est la dune au grain de sable, cette globalité sereine, et l’ultime escalade recommencée chaque fois de la rencontre. Il n’y a plus que la musique parce que lui dedans ne mesure pas plus que l’espace des notes. Juste est leur assemblée, lianes portées en transcendance de côtoyer le mouvement circulaire du silence. Et sa parole si ténue qu’on parlerait aux sources vives des chemins côtoie les frontières de la disparition de toute tentative. C’est pour cela qu’il réside au juste centre de sa pauvreté, là où sourire offre tout d’exister. C’est un homme chenu d’impatience juvénile, et le traverse un chant, peu importe son nom, mais toujours là où plus un visage ne dessine les acrimonies, car il n’exprime que cette magie de la fraternité, la musique. C’est pour cela qu’il fait danser les enfants sur le blues.

Carole Carcillo-Déquesnes

                                            

mercredi 5 avril 2017

GERARD HONORE





Nous avons appris, hier en toute fin d'après-midi, le décès de Gérard Honoré qui NOUS a quitté le 4 avril au matin. Par le biais de son ami Francis Carpentier, il avait depuis peu découvert Ffwl Lleuw et rejoins notre petite meute  de celles et ceux qui écrivent et participent à faire vivre notre "pauvre" périodique. Dans notre tout récent numéro huit, NOUS avions publié un texte de Gérard Honoré : Kosmos, que NOUS vous invitons à aller relire.


Francis m'a indiqué que si il avait reçu le n°8,
il n'était pas en mesure de le lire.
Gérard Honoré était un poète ordinaire d'Anjou.

Poèmes pour une exposition (extraits) : 

[...] Nous sommes au pays de nos îles enfouies, notre spectre est le voyageur de l'esprit curieux !
[...] Les nénuphars en oasis témoignent : D'une douce profondeur, l'origine ! [...] Au cri des pensées retrouvées... Ce livre d'enfant éparpille les feuilles des âges mûrs ! [...] Une retenue... Une mémoire... Le respect... [...] Un pas... en toute discrétion... ...se perd dans un lointain recroquevillé ! [...] Une source illumine l'esprit ! Le crachin se fragmente en perles de vie !
[...] Contenir... La notion négative quand on est soigné !
Deux façons d'être un homme dans ces conditions :
Tel une boite de conserve, la conservation de sa personne,
...se fermer face au futur !
...se réjouir, se convaincre d'être patient, le patient, en transit !
Il y a assez de malheureux... Et rebondir...
                         Prendre l'universel d'une cause !
Sa cause, pour ceux qui vous aiment !

Retrouver la conviction de la liberté !

[...] Ce constat de la maladie : Une amitié en partance... Une force venue du passé ! Mieux encore, la confiance et le renouveau des franches transcendances ! [...] La grande odyssée des âmes de l'espoir ! Une main tendue vous clame / La docile perception ! D'un grand rêve./ L'étoile sauveuse des passages obligés !                              De ce miroir céleste,/ La nouvelle nativité charme / Le pèlerin insatiable ! [...] Devant cette étendue... La main saisit la mémoire des sauvages mouvants ! Un rayon de beauté oublie la seule trace de l'instant changeant ! Le même fleuve... Une autre image se décline ! [...] Chaque pas posé, est un voyage... [...] Avant/ J'ai envie/ J'ai envie/ De vous dire/ J'ai envie de rire/ Avant/ De me dire/Qu'un rêve va mûrir.../Quand le doute va mourir ! [...] À la lueur,/ Décomplexée des différences.../ Se sublime la raison des êtres sages...

Un message pour la vie :
La tolérance des traits d'union
Vous remercie !
Gérard Honoré, 
extraits de Poèmes pour une exposition (2016)
paru aux éditions Les cahiers du petit curé.

RAPPEL
...ROLAND VAN CAMPENHOUT SERA À SAINT AMAND-LES-EAUX (59),LE VENDREDI 7 AVRIL 2017 
POUR 2 'GOÛTER-CONCERTS' GRATUITS... [l'un à 16h45 et le second à 17h45 ]
...ESPACE JEAN FERRAT en face de la médiathèque. 
Renseignements, réservations et contact : slecabon@mediatheque-st-amand-com

JULIA LEPERE




Julia Lepère, née en 1987, écrit de la poésie depuis une dizaine d'années. Elle a fondé avec Fanny Garin la revue de poésie Territoires Sauriens-attention crocos, revue numérique qui a trois numéros à son actif. Elle se forme depuis environ,
parallèlement à une activité théâtrale (jeu et mise en scène). Depuis quelque temps au clown. 



Extraits... [n°1 de Territoires Sauriens-attention crocos] 
...de N’importe qui est toi  de Julia Lepère.


Je repense
Seul le silence m’entourait
Je m’ai noyée, je reprends je me suis



Avec la poussière j’aimais jouer
Entre les pierres des statues, il me semble
Que cela commençait

Tu durcis ton ombre De trois figures de pierre
Tu entends le vacarme 
Dans la forêt t’étouffent fougères pousses 
Yeux animaux La vie t’échappe 
Tes mains jouent dans la poussière pour 
Saisir avant que tombe Jusqu’à la pluie 
Ta déroute de mots


Tu repenses
Il faudrait s’échouer au silence
Couvrir comme tes ancêtres amour enfant
Leurs cheveux cendres

Ne pas penser que les trains ôtent, penser
A l’outremer de ton regard
Juste au bord du bleu


Tu voulais arriver aux corps mort des marais
Dans la tête un soleil cou coupé des mots volés
Tu reprends

Devant toi Le soleil comble la mer, se coupant
Tu penses aux corps morts –un corbeau marin passe 
 Tu lui demandes si la mer tue comme les marais

Tu repenses
Je m’ai noyée j’ai peur de tout
Je pensais à un homme dans un train un bout de pain

Rendu appartenu, un homme où respirer
Rétablit le rivage
Maintenant il
Comble le silence en écartant tes bras 


Ton corps échappé d’eau 
Il te rappelle quelqu’un 
A cause du soleil aveugle
D’un polaroid enfant blond

Tu repenses
Est-il possible que quelque chose résiste à vivre
Qu’au fond du noyau dur du sens, je dis âme-amour,
Un mot pour que je m’entende appeler
Tu te reprends, serait-il possible que quelque chose résiste 
A mourir

Tu repenses
Aux animaux qu’on abat
J’aurais pu voir dans les yeux d’un animal
Le vacarme tenu lieu de forêt

Je tisse des fils de pitié sans comprendre qu’ils me mènent
A un cri noyau dur du sens
Dernier appel, amour-âme un mot 

N’importe qui toi animal aux plages décalquant

Ton image et rugissement 
Feulement Hurlement 
De plus loin tu te tiens et la mer ne t’a jamais paru 
Si indifférente si 
Terrée dans son cri